Le style de Kung Fu qui sera pratiqué est le style de la mante religieuse (Tang Lang).

Kung Fu Tang Lang, en coréen et en chinois, voilà ce que cela donne:

          Koung                    Hou                        Tang                  Lang (prononciation coréenne)

Les techniques et enchaînements étudiés dans ce cours proviennent de l'école de la fleur de prunier (Meihua) et de l'école des sept étoiles (Qixing)(la Grande Ourse).

C'est un style du nord (de la Chine) ce qui veut dire que les techniques de jambe sont assez utilisées. Cependant une prédominance des bras peut être observée en ce qui concerne l'école.

 

José Carmona dans son livre "De Shaolin à Wudang" (Guy Trédaniel Editeur) expose le style Tanglang de la façon suivante:

"Boxe du Shandong,

créée vers la fin des Ming ou le début des Qing par Wang Lang, un natif de cette province originaire du district de Jimo. Ce dernier ce serait rendu sur les monts Emei et Gunlun ainsi qu'au monastère de Shaolin pour étudier la boxe. Désavantagé par sa petite taille, il se serait inspiré des attitudes des pattes de la mante religieuse et des déplacements du singe pour mettre au point une nouvelle méthode de boxe fondée sur douze principes (Tanglang shi er zi jue).

Selon le Tanglang quanshu yuanliu dayao de Zhang Xiangsan, cette école se serait ensuite divisée en deux courants dits de la "Mante religieuse dure" (Ying Tanglang) et de la "Mante religieuse souple" (Ruan Tanglang).

Au premier se rattachent les styles "sept étoiles" (qixing), (...) et "fleur de prunier" (meihua).

Le courant souple est principalement représenté par le style de "la boxe de la Mante religieuse des six coordinations" (liuhe Tanglang quan).

Un style désigné comme la "boxe de la Mante religieuse des huit pas" (Babu tanglang quan) est considérée comme à mi-chemin de ces deux courants.

Citons encore les autres styles "anneau de jade" (yuhuan), "main renversée" (shuaishou), "porte secrète" (mimen), "bras traversé" (tongbei), "Faîte suprême" (taiji), "planche lisse" (guangban, en raison de l'attitude des mains)...

Il existe en conséquence de trés nombreux enchaînements (...). Les adeptes du style le plus répandu, "sept étoiles", qui en compte vingt huit à mains nues, disent en citant quatre d'entre eux "de bengbu (pas écroulant) à ba zhou (huit coudes), mêmes les immortels ne peuvent se soustraire" et "de lanjie (intercepter) à zhaiyao (abrégé des principales techniques) même les esprits et les génies ne peuvent échapper.""

 

Statue de Wang Lang dans les montagnes Laoshan (Shandong) sur le chemin du temple bouddhiste où il aurait inventé le style.

Pour l'anecdote ce temple se situe à 30 km à l'est de Tsingtao (Qingdao). Cité côtière du Shandong qui devait devenir l'un des fleurons de l'empire colonial allemand au tournant du 20ème siècle. Il n'en reste plus que quelques ouvrages d'architecture mais surtout la fameuse bière "chinoise" qui représente actuellement 50% des exportations de bière de la Chine et la bière la plus vendue en Chine!

 

 

Sur Wikipédia on peut lire les informations suivantes:

"La quintessence de la légende, recopiée par les nombreux copistes qui ne font pas la différence entre mythe des origines et données historiques :

Le fondateur du style de la mante religieuse serait un certain Wong Long. Il serait né en Chine durant la dynastie Ming (1368 - 1644) dans le district de Jimo dans la province de Shandong.

Il viendrait d’une famille aisée et aurait étudié les arts martiaux dans sa jeunesse auprès des moines de Shaolin.

Wong Long, plus petit et moins fort physiquement que ses homologues se faisant battre à chaque combat. Aussi il décida de trouver un moyen de pallier le manque de force.

Un jour en se promenant, Wong fut témoin d'un combat entre une mante religieuse et une sauterelle. Wong Long fut fasciné par l'agressivité, la vitesse et la force de la mante religieuse. Quand la sauterelle attaquait, la mante se jetait sur le côté, et avec la vitesse et la force de l’éclair elle immobilisait la sauterelle avec ses avant-bras puissants. Wong Long emmena la mante chez lui pour l’étudier de près. Il employa un roseau pour poignarder la mante et soigneusement étudia ses mouvements, examinant comment elle réagissait aux diverses situations. Wong imitait alors ces actions et lentement son système évolua.

Wong Long a longuement compilé ces mouvements dans ce qui est connu aujourd'hui comme formule verbale de douze mots clés, les sept longs, huit courts, huit modèles rigides de main, les douze modèles flexibles de main, les huit points vulnérables et huit d'attaque mortelle. Ceci a mené au développement du modèle du style de la mante religieuse avec ses mouvements caractéristiques forts et rapides.

Quand Wong Long a été satisfait, il a ajouté au nouveau modèle les meilleures techniques tirées des dix-sept autres modèles qu'il avait précédemment étudiés. Plus il pratiquait, plus il se rendait compte que bien que la structure du modèle ait été très rapide, dépeignant la puissance et la vitesse de la mante, le jeu de pieds était inadéquat pour délivrer des coups brefs.

C'est en observant, plus tard des singes qui jouaient ou combattaient, que la solution lui apparu clairement. S’il pouvait fusionner les positions intelligentes du singe avec les mouvements de main de la mante, la vitesse des mains et des pieds serait assurée.

Au-delà de la légende, on peut observer qu'il s'agit d'un style syncrétiste qui mêle les techniques de main de divers styles de la grue et les techniques de déplacements du singe.

La multitude des styles de mante religieuse, tous issus de la province du Shandong, et qui se sont ensuite répandues vers le Sud de la Chine, montre la complexité à construire sérieusement une « généalogie ». Il existe des styles, branches et écoles de mante religieuse du Shandong qui n'ont pas encore été répertoriés."

 

Maître Kim Min-Ho

 

 

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