Le sabre (se prononçant DAO ou TAO en chinois, DO en coréen, TO en japonais).

 

La fonction principale du sabre est de trancher (taille), même s'il peut aussi être utilisé pour piquer (estoc).

 

Pour favoriser cette fonction, une courbure plus ou moins importante est donnée à la lame.

En effet, pour trancher efficacement et sans effort il faut donner à la lame une vitesse de glissement sur la cible. (Essayez de trancher un morceau de viande en appuyant sans glisser votre couteau dessus, puis en rajoutant en léger glissement…, la différence est spectaculaire)

La courbure de la lame permet de générer naturellement ce glissement lors de l’impact, contrairement à un coup d’épée droite où c’est le mouvement du porteur qui doit créer ce glissement.

Il s’ensuit que le maniement et les techniques du sabre sont en général plus simples et plus faciles que ceux de l’épée droite. C’est la raison pour laquelle le sabre était souvent l’arme de base du soldat (il est également plus facile à fabriquer que l’épée). De nos jours, dans l’étude des armes, il est souvent enseigné en premier avec le bâton.

 

Un seul côté de la lame servant à trancher, il suffit d'aiguiser uniquement celui-ci. L’autre côté va pouvoir être plus épais donnant ainsi une masse et une rigidité plus importante qu’une épée de même largeur, d'où une puissance accrue à l'impact mais au détriment de la maniabilité.

Le dos servira également pour parer les coups sans risquer d’abîmer le tranchant. Celui-ci étant très aiguisé sur le dernier tiers de la lame (là où la courbure s’accentue) et beaucoup moins sur les deux premiers tiers.

Il faut toutefois noter que certains sabres possèdent une partie tranchante à l’extrémité du dos de la lame.

 

A partir de cette caractéristique commune, on rencontre une infinie variété de formes, dont voici quelques exemples issus de l'arsenal chinois :

 

On voit que la lame peut varier en longueur, largeur, forme. Tout comme la poignée qui peut s'incurver (pour une meilleure tenue lors des piques et des larges mouvements) ou s'allonger (pour un maniement à deux mains).

En terme de classification le sabre est donc entre l'épée droite et la hallebarde,... ce qui laisse pas mal de marge!

Chacune de ces formes possède ses propres avantages et inconvénients.

Les critères sont le poids, l'allonge, la maniabilité, la puissance de frappe, l'arme de l'adversaire (à cheval ou non), le gabarit du guerrier, l'espace de maniement disponible, etc...

 

En général, les styles d'arts martiaux du nord de la Chine utilisent des sabres plus longs que ceux du sud.

 

Sabre
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