La 36ème Chambre de Shaolin est un film hong-kongais sorti en 1978. Il est considéré comme l'un des meilleurs films de kung-fu jamais réalisé...

Titre original : Shào Lín san shí liù fáng

Autres titres : The 36th Chamber Of Shaolin, Shaolin Master Killer, The Master Killer.

Réalisateur : Liu Chia-liang.

Chorégraphe des combats : Liu Chia-liang.

Scénario : Ni Kuang, Eric Tsang.

Production : Shaw Brothers.

Acteurs :

Liu Chia-hui (alias Gordon Liu alias Lau Kar-Fai) est San De.

Lieh Lo est le général Tien.

Liu Chia Yung est le général Yin.

Billy Chan est l'officiel Ming.

Norman Chu (alias Hsu Shao-Chiang) est Liu Tsai.

Shen Chan est le moine de la chambre de renforcement des poignets.

Hoi Sang Lee est le moine responsable de la sécurité (de dos ci-dessous, un vrai maître de Wing Chun).

Lung Chan est un moine.

Siu Tien Yuen est l'enseignant activiste!

Wong Yu (à ne pas confondre avec Jimmy Wang Yu!) est "Six Pileur"!

Résumé du site cineasie:

"Face à l’oppression du peuple chinois par les Mandchous, le jeune étudiant Liu Yu-Te rejoint la résistance, jusqu’au jour où son activité est découverte, entraînant le massacre de sa famille et ses amis. Traqué par l’ennemi, Liu décide de rejoindre le temple de Shaolin dans le but d’y apprendre le kung fu. C’est avec difficulté qu’il se fait accepter par les moines qui, d’ordinaire, refusent de communiquer leur art aux laïcs. Rebaptisé San Te, le jeune rebelle entame un parcours initiatique qui passera par une série d’épreuves se déroulant dans 35 chambres…
Sous la direction de Liu Chia Liang (Combats De Maître), authentique maître de kung fu et héritier direct de l’enseignement des monastères Shaolin, Gordon Liu (Kill Bill) personnifie avec une incroyable intensité le moine San Te, figure légendaire des arts martiaux, dont l’apprentissage physique et spirituel est aussi riche d’enseignement que spectaculaire à l’écran."

La critique du site cineasie:

"(...) Caché sous une banale histoire de vengeance, ce premier film d'une trilogie exemplaire (suivront par la suite "Retour à la 36ème chambre" et "Les disciples de la 36ème chambre" qui consacreront légitimement Liu Chia Liang) n'use de ce thème récurrent que dans l'optique de donner une raison à la présence du Liu Yu-te au sein du temple des Shaolin. Opprimés par les Mandchous, le peuple chinois peine à réagir et se soumet à l'envahisseur, une attitude incomprise par le jeune Liu Yu-te qui va rejoindre la résistance afin de lutter contre les injustice subites. La rébellion, toutefois, est de courte durée puisque son activité vient à être découverte, condamnant ainsi ses proches et amis, et obligeant le jeune étudiant à s'enfuir du village et à rejoindre le temple de Shaolin, lieu de prédilection pour l'apprentissage du kung fu.

La 36ème chambre de Shaolin est un film particulier dans le sens où, là où la plupart des comédies se serait focalisé sur l'histoire de vengeance du héros, sur le sentiment de hargne et de colère vis à vis des oppresseurs, Liu Cha Liang préfère mettre l'accent sur l'apprentissage du kung fu. Accepté au sein du temple, Liu Yu-te va devenir San-Te (un artiste martial ayant réellement existé mais dont l'intégration au sein du temple shaolin s'est effectué suite au meurtre par légitime défense d'un soldat mandchou) et va devoir se soumettre à une série d'épreuve visant à renforcer son corps mais aussi son mental et ses sens (notamment visuels et auditifs). L'essentiel du film se concentre dans cet apprentissage et l'on peut affirmer que, près de 30 ans plus tard, le plaisir de suivre ce parcours du combattant est demeuré intact. Agilité, éveil du regard, musculation des bras et de la tête, maîtrise des armes, la réalisation en tout point parfaite de cet apprentissage est un régal pour quiconque se délecte des films d'arts martiaux. Débutant difficilement les premières chambres, la talent de San-Te dans la progression des chambres va se traduire par une accentuation de moins en moins forte sur la répétition et l'entraînement nécessaire pour chacune des épreuves. Une progression relevant de l'exclusif puisqu'il s'agira là du premier élève à parvenir à bout des 35 chambres en si peu de temps faisant par la même la fierté du maître du temple qui décidera de lui accorder la responsabilité de la chambre qu'il souhaite s'il parvient à battre le second en lieu.

Les combats sont dignement chorégraphiés quoi que peut être un peu trop rapides, on ne parvient pas réellement à saisir tous les mouvements orchestrés par les combattants. Tournées avec des vrais armes et avec un contact physique, les scènes d'action sont empreinte d'un réalisme que ne possède plus nombre de productions d'aujourd'hui, où les coups ne sont plus que très rarement portés. On peut regretter le nombre assez limités de duels et de combats mais le réalisateur comble ce manque par leur qualité avec une excellente dernière scène où Liu combat à lui seul plus d'une cinquantaine de gardes. Toutefois on évitera pas de rester sur sa faim lors du défi final face au big boss mandchou...

Le réalisme du film, que ce soit dans les combats ou dans l'entraînement de Liu est sensationnel et il est clair que le talent de Gordon Liu pour les arts martiaux y est très clairement pour quelque chose. La réalisation de la 36ème Chambre ne s'est pas encombré de l'utilisation de câbles ou d'effets spéciaux quelconques, la réussite du film tient totalement sur les prouesses d'un jeune Gordon Liu que l'on a pu revoir récemment dans Kill Bill ou dans Star Runner. Peu charismatique comparé à Bruce Lee ou, plus près de nous Jet Li, il possède en revanche une faculté exceptionnelle à communiquer son art par le biais de la caméra.
Aussi à l'aise au bâton ou au sabre, ses nombreux duels face au moine interprété par Lee Hoi Sang font preuve d'une réelle euphorie bien qu'à nouveau on aurait aimé qu'il soit un peu moins rapides apparaissant parfois un peu confus. Lee Hoi Sang, pour être un vrai maître de Wing Chun, excelle bien évidemment dans son art.

Finalement les reproches paraissent très pauvres face aux qualités indéniables de La 36ème Chambre de Shaolin, le poids des années ne se font que très peu ressentir, supportant même la comparaison avec nombre de films martiaux produits bien plus tard. On pourra noter toutefois une ambiance sonore assez désagréable due à une mise en avant trop accentuée des bruitages sonores, qui finissent par devenir assez irritants à la longue. Les musiques remplissent leur rôle atmosphérique mais ne sont pas transcendantes non plus, on a clairement déjà vu mieux (Cf. Tai Chi Master...).

Autrement ,comparé à la production actuelle, ou tout du moins plus récente, on pourra regretter un certain manque d'humour (qui sera en revanche beaucoup plus présent dans le reste de la trilogie) qui aurait peut être rythmé d'encore plus belle manière ce superbe film qu'est La 36ème Chambre de Shaolin . Une véritable institution que tout amateur de films d'arts martiaux se doit de connaître."

Obligation d'être sec pour manger, ça motive!:

Seuls les yeux doivent bouger sinon gare aux brûlures!:

La 36ème chambre de Shaolin
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